ENCYCLOPEDIE --UNIVERSELLE---
DE--LA--
LANGUE -FRANCAISE
 
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Ablation 2
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Médecine
Sciences Techniques -2-


 
 
MEDECINE
 

 

De nombreuses pathologies (cancers, tumeurs, inflammations, malformations, etc.) nécessitent l'ablation d'organes, de tissus, d'os, de cartilages, ou encore d'objets étrangers (tels les calculs biliaires par exemple). Les dénominations utilisées pour désigner les différentes ablations ont le plus souvent une étymologie grecque et sont formées presque toujours d'un préfixe relatif à la partie concernée, et du suffixe "ectomie", du grec ektomê : ablation. Ces ablations peuvent être totales ou segmentaires et consistent à ôter ou détruire in situ des parties lésées ou entraînant des troubles importants. La chirurgie classique fait de plus en plus place à des interventions moins invasives prises en charge par des radiologues interventionnels, en particulier dans les cas où les malades ne sont pas opérables en chirurgie classique. Ces interventions associent souvent les outils d'exploration de l'endoscopie (fibres optiques, caméras) à des outils chirurgicaux de pointe (alcoolisation, cryoablation, laser, radiofréquences, micro-ondes, ultrasons), ce qui évite d'ouvrir le corps en faisant pénétrer les différents instruments utilisés par les voies naturelles à l'aide de cathéters (KT). Chaque endoscopie est spécifique à la région du corps explorée et, le cas échéant, traitée : coelioscopie (paroscopie, laparoscopie) pour l'abdomen, arthroscopie pour les articulations, coloscopie pour le côlon, rectoscopie pour le rectum, hystérescopie pour l'utérus, pleuroscopie pour la plèvre, bronchoscopie pour les bronches, etc.
Ces interventions se font selon les cas sous anesthésie locale ou générale.
 
Les principales opérations d'ablation sont les suivantes :
 
- annexectomie : ablation des ovaires et des trompes de Fallope
- appendicectomie : ablation de l'appendice
- cholécysectomie : ablation de la vésicule biliaire
- colpectomie : ablation du côlon.
- cordectomie : ablation de corde vocale
- cystectomie : ablation de la vessie
- gastrectomie : ablation de l'estomac
- glossotomie : ablation de la langue
- hépatectomie : ablation du foie
- hystérectomie : ablation de l'utérus
- laryngectomie : ablation du larynx
- nephrectomie : ablation du rein
- ovariectomie : ablation de l'ovaire (voir aussi annexectomie)
- parotidectomie : ablation de la glande parotide
- pancréatectomie : ablation du pancréas
- pneumonectomie : ablation d'un poumon
- résection : ablation d'un segment de l'intestin grêle
- salpingectomie : ablation de trompe de Fallope (voir aussi annexectomie)
- splénectomie : ablation de la rate
- testiculectomie : plus communément appelée castration, opération consistant à ôter
chirurgicalement les deux testicules.
- thalamotomie : destruction d'une partie du thalamus
- urétérectomie : ablation de l'urètre
 
Le terme d'ablation est aussi utilisé tel quel en cardiologie, dans la chirurgie cardiaque, pour désigner "une intervention destinée à rétablir le rythme normal du cœur, particulièrement si celui-ci ne réagit pas aux médicaments. Habituellement, le cœur bat entre 60 et 80 fois à la minute. L’action de pompage du cœur est déclenchée par des impulsions électriques. L’ablation peut servir à traiter un cœur dont les battements sont trop rapides (plus de 100 battements par minute), un problème appelé tachycardie ou un cœur qui bat en se contractant de façon désordonnée, un problème appelé fibrillation."
 
 
 
prostatectomie effectuée par coelioscopie, appelée aussi laparoscopie (ou paroscopie) , opération permettant l'examen de l'abdomen par laparotomie (grande incision) et, le cas échéant de différentes opérations. L'abdomen est distendu avec du gaz carbonique (CO²), pour créer ce qu'on nomme une « bulle opératoire » .

 
LES TECHNIQUES D'ABLATION
 

Ablation par électroporation
 

Encore balbutiante, cette technique relève du principe de l'électrochimiothérapie (ECT), où des impulsions élecriques vont accroître la perméabilité de la cellule malade et augmenter nettement la sensibilité de la cellule aux traitements chimiques :
 
"L’électroperméabilisation [198] de la membrane, qui est à la base de l’ECT, est une
perméabilisation réversible des membranes des cellules obtenue par l’application de pulses
électriques. Elle est très utilisée in vitro et in vivo pour l’introduction de drogues non
perméables tel que : les colorants [199], les oligonucléotides [200], l’ADN [201], les
radiotraceurs [202], les protéines [203] ou encore les drogues [204].

L’ECT consiste à réaliser l’électroperméabilisation des cellules d’un tissu en présence d’un
médicament cytotoxique (ou drogue). L’internalisation dans les cellules tumorales de cette
drogue, telles que le cisplatine [205], [206] ou la bléomycine [207], par l’intermédiaire de
l’ECT permet d’accroître fortement sa cytotoxicité.

La bléomycine (BLM), qui agit comme une mini-endonucléase, tue les cellules par mort
mitotique à faible concentration et par pseudo-apoptose à forte concentration [208]. Ces deux modalités de mort cellulaire sont dépendantes de la quantité de drogue internalisée dans les cellules soumises à l’électroporation [209], qui détermine le nombre de cassures simple-brin et, souvent, double-brin, de l’ADN. Les conséquences in vivo de ces deux types de morts cellulaires sont en revanche très différents [210].

Il est aussi possible d’obtenir un effet curatif sur les tumeurs greffées sur des souris en
appliquant un grand nombre de pulses électriques de grande amplitude, sans injecter de
drogue : c’est l’électroporation irréversible (IRE) [211], [212].

NOTES

[198] L. G. Salford, B. R. Persson, A. Brun, C. P. Ceberg, P. C. Kongstad, et L. M. Mir, “A
new brain tumour therapy combining bleomycin with in vivo electropermeabilization,”
Biochemical and Biophysical Research Communications, vol. 194, n°. 2, p. 938-43,
Juil. 1993.
[199] L. M. Mir, H. Banoun, et C. Paoletti, “Introduction of definite amounts of nonpermeant
molecules into living cells after electropermeabilization: direct access to the cytosol,”
Experimental Cell Research, vol. 175, n°. 1, p. 15-25, Mar. 1988.
[200] F. X. Barre, L. M. Mir, Y. Lécluse, et A. Harel-Bellan, “Highly efficient
oligonucleotide transfer into intact yeast cells using square-wave pulse
electroporation,” BioTechniques, vol. 25, n°. 2, p. 294-296, Aoû. 1998.
[201] R. Heller et al., “In vivo gene electroinjection and expression in rat liver,” FEBS
Letters, vol. 389, n°. 3, p. 225-228, Juil. 1996.
[202] P. E. Engström, B. R. Persson, et L. G. Salford, “Studies of in vivo
electropermeabilization by gamma camera measurements of (99m)Tc-DTPA,”
Biochimica Et Biophysica Acta, vol. 1473, n°. 2, p. 321-328, Déc. 1999.
[203] W. F. Morgan et J. P. Day, “The introduction of proteins into mammalian cells by
electroporation,” Methods in Molecular Biology (Clifton, N.J.), vol. 48, p. 63-71, 1995.
[204] L. Mir et S. Orlowski, “Mechanisms of electrochemotherapy,” Advanced Drug
Delivery Reviews, vol. 35, n°. 1, p. 107-118, Jan. 1999.
[205] M. Cemazar et al., “Electrochemotherapy of tumours resistant to cisplatin: a study in a
murine tumour model,” European Journal of Cancer (Oxford, England: 1990), vol. 37,
n°. 9, p. 1166-1172, Juin. 2001.
[206] T. Fulimoto et al., “Enhanced anti-tumour effect of cisplatin with low-voltage
electrochemotherapy in hamster oral fibrosarcoma,” The Journal of International
Medical Research, vol. 33, n°. 5, p. 507-512, Oct. 2005.
[207] L. M. Mir, S. Orlowski, J. Belehradek, et C. Paoletti, “Electrochemotherapy
potentiation of antitumour effect of bleomycin by local electric pulses,” European
Journal of Cancer (Oxford, England: 1990), vol. 27, n°. 1, p. 68-72, 1991.
[208] O. Tounekti, G. Pron, J. Belehradek, et L. M. Mir, “Bleomycin, an apoptosis-mimetic
drug that induces two types of cell death depending on the number of molecules
internalized,” Cancer Research, vol. 53, n°. 22, p. 5462-5469, Nov. 1993.
[209] B. Poddevin, S. Orlowski, J. Belehradek, et L. M. Mir, “Very high cytotoxicity of
bleomycin introduced into the cytosol of cells in culture,” Biochemical Pharmacology,
vol. 42, p. S67-75, Déc. 1991.
[210] H. Mekid, O. Tounekti, A. Spatz, M. Cemazar, F. Z. El Kebir, et L. M. Mir, “In vivo
evolution of tumour cells after the generation of double-strand DNA breaks,” Br J
Cancer, vol. 88, n°. 11, p. 1763-1771, 0.
[211] B. Al-Sakere et al., “Tumor Ablation with Irreversible Electroporation,” PLoS ONE,
vol. 2, n°. 11.
[212] B. Al-Sakere et al., “A study of the immunological response to tumor ablation with
irreversible electroporation,” Technology in Cancer Research & Treatment, vol. 6, n°.
4, p. 301-306, Aoû. 2007.
"

extrait de : http://www.ir4m.u-psud.fr/Documents/Theses/these_Lucie_Calmels.pdf

 
Alcoolisation, Acétisation
 

Cette technique consiste à injecter de l'alcool (éthanol) et plus rarement un acide, dans la partie lésée pour la nécroser.
Elle comporte certaines limites comme celle de la radiofréquence : "un nombre de tumeurs inférieur à 3 et un diamètre tumoral maximum probablement compris entre 3 et 4 cm si la technique est utilisée dans un but curatif."
extrait de :
http://www.afef.asso.fr/Data/upload/files/FMC/LAC1022.pdf
 
On utilise cette technique pour supprimer des tumeurs osseuses, pour traiter des cancers du foie ou encore
la cardiomyopathie hypertrophique (CHM) obstructive.
cancer du foie
L’ablation septale à l’alcool est une technique qui vise à traiter la cardiomyopathie hypertrophique (CHM) obstructive.
"L’injection d’éthanol dans une des artères septales antérieures a pour but d’induire
l’occlusion/nécrose de cette artère, et donc l’ischémie du territoire vascularisé par celle-ci,
aboutissant à la réduction du septum interventriculaire antérieur, au niveau de
l’hypertrophie (9-11). Il s’agit d’une technique endovasculaire, avec comme artère
d’entrée l’artère fémorale. Auparavant, une coronarographie permet la visualisation des
artères à cibler. Sous échocardiographie de contraste, un ballonnet est positionné, et
gonflé, ce qui permet de confirmer le choix de l’artère, d’exclure la possibilité de fuite
d’éthanol, et de constater une diminution du gradient. L’éthanol est ensuite injecté (1 à 3
ml) en aval du ballon, le ballon est dégonflé, et retiré après 10 minutes environ. Une
sonde temporaire de stimulation (ventricule droit) est mise en place en début
d’intervention. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale le plus souvent."
 
extrait de :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/rapport_alcoolisation_septale.pdf
 

 
Cryoablation
 


schéma et photo d'une cryoablation d'un rein

 
C'est l'ablation par le froid, obtenu par un gaz de type azote ou argon. Elle aurait l'avantage de développer moins de complications en moyenne que les autres techniques. On l'utilise en particulier contre les arythmies cardiaques et les cancers
ou tumeurs inopérables, en particulier celui du rein et de la prostate :
" Deux aiguilles longues d’une quinzaine de centimètres sont reliées à un compresseur. Derrière la machine, deux bouteilles de gaz, de l’argon et de l’hélium. Le gaz va circuler dans les aiguilles, à la manière de ce qui se passe dans un compresseur de réfrigérateur.
Sous 250 bars de pression, l’argon va permettre de descendre la température des aiguilles jusqu’à près de moins cent degrés à l’extrémité des instruments. Mais la température « utile » sera de moins 20 ° C environ.
Sous anesthésie locale et après un long et minutieux repérage sous scanner, avec simulation du trajet, les aiguilles sont enfoncées doucement à travers la peau. Elles vont être placées au cœur de la tumeur. Et là, une série de cycles de refroidissements extrêmes suivis de réchauffement grâce à l’hélium cette fois, va amener progressivement les cellules cancéreuses vers leur destruction."
 
extrait de :
http://blog.france2.fr/mon-blog-medical/2009/06/26/cancer-la-cryoablation-jette-un-froid-sur-les-traitements-des-tumeurs-non-operables/
 
 

 
Ablation laser
 

Cette opération est guidée par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et permet de chauffer et de détruire toutes sortes de tumeurs, de métastases cancéreuses (cerveau, prostate, foie, colonne vertébrale, etc.).
Un exemple d'application dans le domaine du cancer du sein :
"Le laser permet l'ablation tumorale par l'application de chaleur. Celle-ci est dégagée par l'énergie du laser. Plusieurs types de lasers ont été évalués. Le laser Nd-YAG (1064 d 1320 nm), le laser à diode semi-conductrice (805 nID) et le laser à argon (488 and 514 nID). Le laser type 805 nID a été particulièrement utilisé, car il est portable et est applicable sur la plupart des tissus grâce à sa longueur d'onde. Il est appliqué dans des aiguilles spéciales sur la tumeur, avec un faisceau laser qui sort de quelques mm de l'aiguille. Le traitement consiste en 2-2,5 W délivrés pendant 500 s (> 1000 J par fibre) sur 10 mm. La taille de la destruction tissulaire peut être augmentée par l'utilisation de nombreuses fibres, les points d'applications de celles-ci ou la répétition des traitements. L'application du laser se fait sous contrôle mammographique et surtout IRM. Une température de 80° à 100°C est obtenue et est maintenue pendant 15 à 20 minutes pour obtenir une destruction tumorale. Macroscopiquement, le laser induit une cavité centrale correspondant à la tumeur détruite entourée par une zone de tissu pâle, associée à une liponécrose et des hémorragies périphériques, avec de petites zones de tumeur résiduelle, non viables sur des colorations spéciales. Peu d'études ont été réalisées avec le laser dans le traitement des tumeurs solides, en particulier du cancer du sein. Il faut mentionner les travaux réalisés à l'Université d'Arkansas par Harms et coll.9 où douze patientes atteintes d'un cancer du sein ont été traitées par laser sous contrôle d'IRM. Pour les tumeurs de moins de 3 cm, la destruction tumorale était complète. L'ablation stéréotactique par laser suivie de chirurgie a été réalisée chez trente-six patientes,10 avec destruction totale pour 67% d'entre elles. "

extrait de :
http://titan.medhyg.ch/mh/formation/article.php3?sid=23867

En ophtalmologie, on utilise une technique appelée photocoagulation laser. Elle est utilisée dans le traitement des déchirures rétiniennes et des autres lésions susceptibles de provoquer un décollement de rétine. Le faisceau lumineux du laser est filtré par un microscope pour infliger des petites brûlures dans les tissus endommagés.
 

 
Ablation par micro-ondes
 

Les micro-ondes sont des ondes électromagnétiques appelées aussi "hyperfréquences" et se caractérisent par les longueurs d'ondes les plus courtes (centimétriques et millimétriques, entre 1 mm et 1 m) et les fréquences les plus élevées (entre 300 MHz et 300 GHz). Elles font partie des radiofréquences (voir plus bas) dont les fréquences vont de 9 KHz à 300 GHz et les longueurs d'ondes de 1 mm à 30 km.
 
Cette technique permet de soigner des tumeurs hépatiques, osseuses, maladies cardiaques, etc. L'opération permet "la coagulation des tissus mous durant les procédures chirurgicales ouvertes, laparoscopiques et percutanées. Ce dispositif utilise l'énergie des micro-ondes qui émane d'une source d'alimentation de la section des radiations d'une antenne, afin d'entraîner la coagulation du tissu. L'énergie des micro-ondes crée de la chaleur en générant des frictions à travers la vibration de molécules d'eau. Dans le cadre d'une ablation par micro-ondes, aucun flux de courant ne traverse le patient, ce qui élimine le besoin de l'utilisation de plaques électro-chirurgicales".
 
"Un guide d’ondes circulaire de 8 mm de diamètre transmet l’énergie électromagnétique à une fréquence de 9,2 gigahertz (GHz). La dilatation du col utérin doit atteindre 9 mm pour permettre l’introduction du guide d’ondes jusqu’au fond de l’utérus. Les micro-ondes passent par l’applicateur à main et sont guidées jusqu’à la pointe où elles sont absorbées par l’endomètre avoisinant. Le rayonnement semisphérique émis par la pointe de l’applicateur diminue de 90% à une profondeur d’environ 3 mm. La destruction du tissu situé hors de cette zone de chauffage intense survient grâce à la conduction de l’énergie thermique à distance de la région chauffée. Les micro-ondes ne pénètrent donc pas dans le myomètre ni ne sortent de l’utérus."

extrait de :
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idb=8733&mots=all

* Microwave Endometrial Ablation (MEAMC), première application en 1993 à l’école de physique de l’université
de Bath (Royaume-Uni).

 
Ablation par radiofréquences (ARF)
 

 
Définition : voir ablation par micro-ondes
 
Il y a de nombreuses applications de cette technique : en tout premier lieu l'ablation cardiaque (tachycardie, arythmie, fibrillation atriale), mais aussi celle de tumeurs hépatiques, pulmonaires, de lésions osseuses,
 
"L’ablation par radiofréquence (ARF) est une forme de traitement non chirurgical et localisé destiné à tuer les cellules tumorales sous l’action de la chaleur sans léser les tissus sains adjacents.
Au cours de l’intervention, le radiologue interventionnel guide une petite aiguille à travers la peau pour ensuite la placer dans la tumeur. On fait passer un courant de radiofréquence (similaire aux micro-ondes) d‘une extrémité de l‘aiguille à l‘autre pour chauffer les tissus se situant près de l’extrémité de l’aiguille. Le courant de radiofréquence ainsi transmis à la tumeur chauffe et brûle les cellules cancéreuses. Le tissu tumoral mort se rétracte pour laisser progressivement place à un tissu cicatriciel.
Ce traitement peut être répété autant de fois que nécessaire pour le confort du patient; en effet, il n‘endommage aucun des tissus sains. Cette intervention, pratiquée depuis la fin des années quatre-vingt-dix, est une intervention extrêmement sûre avec un taux de complications de l‘ordre de 2 ou 3%."

 
Ablation par ultrasons
 

Cette technique est utilisée avec succès dans de nombreux domaines : fibrillation atriale, cancer de la prostate, fibromes, tumeurs, etc.
 
"Depuis la découverte en 1880 de la piezo-électricité par P. et J. Curie, suivie de l'invention du triplet par P. Langevin en 1918, les ultrasons ont été en un peu plus d'un siècle l'objet de multiples applications médicales tant diagnostiques que thérapeutiques. Langevin constata le premier que la main, placée dans un faisceau d'ultrasons d'1 kW, subissait une vive douleur, semblable à une brûlure.
 
Les procédés d'hyperthermie à visée thérapeutique ont été imaginés de longue date. Les méthodes les plus utilisées sont soit l'eau chaude, soit les ondes électromagnétiques (micro-ondes et radio fréquence), soit les ultrasons. Les applications thérapeutiques peuvent être locales lorsque l'hyperthermie intéresse la tumeur ; elles peuvent être régionales lorsque le traitement est administré à une partie de l'organisme où se trouve la lésion.
 
Contrairement aux méthodes utilisant les ondes électromagnétiques (fréquences de 8 à 27 MHz environ) ou les micro-ondes (fréquences allant de 434 à 2450 MHz), les Ultrasons Focalisés de Haute Intensité (U.F.H.I. 0,1 à 10 MHz.) permettent d'obtenir un échauffement très élevé (supérieur à 60 - 70 °C) localisé, focalisé en profondeur dans les tissus en un endroit prédéterminé. Le terme "Haute Intensité" fait référence à la puissance surfacique émise par la machine qui est supposée supérieure à 100 W/cm2. Il n'y a pas de limite supérieure à l'émission si ce n'est celle de la technologie des machines ou de la tolérance des tissus insonifiés.
 
Historiquement ce principe a été utilisé lors de travaux sur le cerveau, le muscle ou l'oeil par plusieurs équipes. En 1990 et 1991, Ter Haar [35] et Chapelon [6] ont montré que des tissus pouvaient être détruits par l'application focalisée d'ultrasons. La différence existant actuellement entre les différents systèmes mis au point pour obtenir une thermothérapie ultrasonore vient de l'existence de systèmes à haute et basse intensité. Ces derniers permettent d'atteindre des températures avoisinant 42 à 45°. Les systèmes à haute intensité sont plus récents. La conception des systèmes capables de produire des ultrasons focalisés de haute intensité remonte à plus de 35 ans. Fry en 1954 [14] ou les équipes de Lele, Lizzi ou Hynynen ont conçu des prototypes de laboratoire permettant d'envisager de traiter des tissus tumoraux humains. La première publication d'utilisation d'ultrasons de haute intensité pour traiter une tumeur semble pouvoir être attribuée à Burov [5].
 
 
Notes
 
5. Burov A.: High intensity ultrasonic oscillation for treatment of malignant tumors in animal and man,. Dokl Akad Nauk SSSR,1956, 106, 239-241.
6. Chapelon J., Margonari J., Bouvier R., Cathignol D., Gorry F., Gelet A.: Ablation tissulaire par ultrasons focalisés (ATUF). Tissue ablation by focused ultrasound. Prog. Urol., 1991, 1, 231-243.
14. Fry W., Mosberg W., Barnard J., Fry F.: Production of focal destructive lesions in the central nervous system with ultrasound. J. Neurosurg., 1954, 11, 471-478.
35. Ter Haar G., Sinnett D., Rivens I.: High intensity focused ultrasound - a surgical technique for the treatment of discrete liver tumours. Phys. Med. Biol., 1989, 34, 1743-1750. "

extrait de : http://www.urofrance.org/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/
les-ultrasons-focalises-de-haute-intensite-ufhi-en-urologie.html

 
 
 
SCIENCES et TECHNIQUES, Matériaux
 

 
 
 
(shéma : termes particuliers : faisceau, laser, plume, substrat)

 
"Le principe du dépôt de couches minces par ablation laser (Pulsed Laser Deposition) est relativement simple. Un faisceau laser impulsionnel (le plus souvent nanoseconde) est focalisé sur une cible massive, placée dans une enceinte ultra-vide. Dans certaines conditions d'interaction, une quantité de matière est éjectée de la cible, et peut être collectée sur un substrat placé en vis à vis. La nature et la qualité du dépôt dépendent de nombreux paramètres (énergie du laser, nature et pression du gaz résiduel dans l'enceinte, température du substrat,…). Dans tous les cas, il est nécessaire de contrôler le transport des espèces de la cible jusqu'au substrat.
 
La possibilité de réaliser par ablation laser des couches minces possédant des propriétés particulières (supraconducteurs à haute température critique, ferroélectriques, lubrifiants solides…) a déjà été largement démontrée. Quelques particularités rendent en effet le procédé de dépôt par ablation laser particulièrement attractif :
 
L'interaction laser-matière est alors très différente de celle rencontrée dans le cas d'un laser de durée d'impulsion nanoseconde. Le panache plasma est constitué en partie d'espèces de forte énergie cinétique (de l'ordre du keV [kiloélectronvolt, NDE]), et principalement d'espèces d'énergie cinétique de l'ordre de 100 eV. Les couches ainsi obtenues présentent des niveaux de contrainte inférieurs favorisant ainsi l'adhérence. Cela ouvre donc des perspectives prometteuses dans la recherche de fonctionnalités nouvelles de couches minces."
 

extrait de :
- http://www.univ-st-etienne.fr/tsi/slaser/web_couches/principe.pdf
 

 
Sources :

 
textes:
 
- http://www.docteurclic.com/encyclopedie/ablations.aspx
- http://www.mediamed.org/cryoablation_endocavitaire.php
-
 
illustrations :
 
 
- http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/DGALN1_Milieux_littoraux_Univ_Caen_S_Costa.pdf (côtes d'ablation)
- http://centrefrancophone-bg.org/dnl/geo9/6.pdf (glaciologie, schéma vallée en auge)
- http://www.glaciers-climat.com/quest-ce-quun-glacier-.html (glaciologie, zones d'ablation)
- www.cmontmorency.qc.ca/~gcaron/semain8.ppt (broutures)
- http://www.jean-philippe-delobelle.com/portfolio/montagnes-rocheuses/c/_571%2B22 (stries glaciaires)
- http://guidehautemontagne.blogspot.fr/2012/05/delit-de-fuite-au-sappey.html (cannelures)
- http://calypso.bib.umontreal.ca/cdm4/item_viewer.php?CISOROOT=/_nquebec&CISOPTR=5004&CISOBOX=1&REC=13 (chenaux)
- http://paysagesglaciaires.net/site_source/Pages_2/9_Vallees.html#epaulements (épaulements)
- http://christ104.canalblog.com/archives/2010/01/16/16438975.html (marmites de géant)
- http://paysagesglaciaires.net/site_source/Notes/nunataks.htm#aiguille_rouge (nunatak)
- http://www.trekearth.com/gallery/Europe/France/West/Aquitaine/Gabas/photo1267470.htm (ombilic)
- http://excursiongeologique.blogspot.fr/2007/05/quelle-randonne.html (poli)
- http://www.swisseduc.ch/glaciers/glossary/icons/roche-moutonnee.jpg (roche moutonnée)
- http://www.yosemite.ca.us/library/geologic_story_of_yosemite/final_evolution.html (till)
- http://pause-bonheur.fr/carnet/index.php/post/2008/07/27/Lac-de-Crop (verrou)
- http://www.castlesurgical.com/cryo-ablation-therapy1.html (cryoablation)
- http://www.fmcoeur.com/site/c.ntJXJ8MMIqE/b.3832043/k.845C/Maladies_du_coeur__Ablation.htm (schéma laser)
- http://img.allodocteurs.fr/upload/article/3161-prostatectomie_ablation.jpg (laparoscopie)