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ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE
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- ABATTAGE
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--Le taillis et la futaie----


 
Le taillis et la futaie
 
 

 

Le taillis

 

Ce mode a été beaucoup utilisé tant que le bois de chauffage constituait l'essentiel des récoltes forestières. Dans l'exploitation des taillis, l'abattage de l'arbre se fait en laissant la souche en état de fournir de nouveaux rejets et drageons. Leur ensemble constitue la cépée.

Le taillis était le domaine réservé d'un bûcheron spécialisé, le feuillardier. Celui-ci, muni d'une serpe, parfois d'une hache relativement légère au fer large et court, s'attaquait aux essences de petite taille, et notamment le taillis de châtaignier.

1: Serpe à feuillus, 2: Serpe à résineux, 3 : Hache de Lorraine, 4 : Cognée de l'Orne.

 

Environ tous les sept ans, le bûcheron abat les perches de façon à ce que le houppier tombe à chaque fois sur le cordon de rémanents.

Tous les quinze à trente ans, selon les essences (essentiellement chêne, châtaignier et charme), il opère une coupe rase : c'est la révolution du taillis, période nécessaire à sa régénération.

La futaie

 

Dans l'exploitation des taillis on veille à ce que la souche reste intacte; dans l'exploitation des futaies on se préoccupe surtout d'avoir l'arbre abattu dans les meilleures conditions possible. La plupart du temps, on opère l'abattage à culée blanche : l'arbre est coupé au-dessus du sol. Mais quelquefois, on a besoin d'enlever la souche : c'est l'abattage à culée noire.

L'exploitation des futaies se fait aux différents âges du peuplement. Après l'enlèvement des arbres exploitables de la haute futaie, on garde les semenciers, ou porte-graines, qui vont produire de nouvelles semences. On les abattra ensuite, progressivement, pour qu'ils n'empêchent pas aux nouveaux plants d'obtenir la lumière dont ils ont besoin. Ces nouveaux plants vont passer de l'état de fourré à l'état de gaulis, puis de perchis, enfin de jeune puis de haute futaie. C'est au stade gaulis que l'on pratique la première coupe, dite coupe d'ensemencement ou de nettoiement. Au stade du gaulis, les arbres sont très jeunes : leurs tiges n'ont que quelques centimètres de diamètre. A cause de cela, cette coupe se pratique à l'aide de la serpe, du sécateur forestier ou du couteau à recéper. Pour aider la sélection naturelle, le bûcheron élimine les arbres mal conformés, malades, ou les essences indésirables, en une ou plusieurs fois.

Les coupes suivantes sont appelées coupes d'éclaircies, ou tout simplement éclaircies. Elles sont aussi appelées coupes secondaires. Le stade de la futaie est maintenant celui de
perchis : les arbres peuvent dépasser désormais six mètres de hauteur et dix centimètres de diamètre.
Les coupes secondaires viennent découvrir et élargir les trouées afin d'apporter la lumière indispensable à l'épanouissement des jeunes plants et à la germination de nouvelles graines. Le bûcheron abat les arbres les moins intéressants, inutiles, nuisibles ou souffreteux. Il abat aussi, mais progressivement, les semenciers qui concurrencent les semis. Lorsque la régénération est assurée, les vieux arbres, épars au milieu de la futaie naissante sont récoltés par une dernière coupe dite coupe définitive. La culture en futaie régulière, généralement de longue haleine, en fait une méthode plus particulièrement mise en œuvre dans les forêts publiques.

Les coupes d'éclaircies se faisaient, et peuvent se faire parfois, à la hache et à la scie, qui doit autant que possible être préférée à la hache, parce qu'elle donne des sections plus nettes. Elles se font désormais surtout à la tronçonneuse.

En montagne ( pente supérieure à 20 % ), l'abattage se fait selon direction du débusquage